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Olympus E-1 : sensations procurées sur le terrain et Conclusion

In Test du E-1 on novembre 4, 2006 at 11:06

Lors de ce dossier sur l’E-1, j’ai évoqué les bonnes surprises et les difficultés que je rencontrais (si peu) à utiliser cet appareil.

Ici je vais vous délivrer mes impressions, recueillies sur le vif, bref sur le terrain.

Je vais faire une simple dichotomie bonnes/mauvaises sensations.

Bonnes sensations

J’ai vraiment l’impression d’avoir un appareil solide entre les mains. Et sur le terrain, ça permet d’être plus détendu quand on veut prendre des photos dans des positions incertaines. Je n’ai pas encore testé la tropicalisation du boîtier, je n’ai pas l’habitude est j’ai donc très peur.

Mais sur l’excellent livre de René Bouillot, La pratique du reflex numérique, il y a une photo p11 prise par Alain Maigre, montrant le photographe Ghislain Simard tenir un Nikon D2X (lui aussi tropicalisé) sous une tempête de neige.

C’est extrêmement effrayant, mais en même temps j’ai bien envie d’essayer. Je ferai une maj le jour où ça arrivera.

L’ergonomie de l’appareil est vraiment excellente. Je me suis toujours dit plus il y a de boutons et mieux c’est (j’ai un synthé). Et là le E-1 confirme la règle. En plus ils sont bien placés. Sur le terrain on gagne un temps phénoménal.

Petite anecdote hier j’ai donné un cours pratique de photo à une jeune et passionnée lycéenne, elle avait un 350D. Pour activer le bracketing sur mon E-1 il me faut une seconde (bouton BKT + un petit coup de molette pour le réglage) alors qu’il lui a fallu presque 30 secondes (menu, 2ème onglet réglage, clic sur set, positionnement des 3 mires pour réglage, set, menu, sans oublier que l’appareil réagit bizarrement si on ne respecte pas ce processus à la lettre). Bref cet exemple reflète bien que l’ergonomie est essentielle pour gagner du temps (et des nerfs).

Pareil pour l’écran LCD, il n’est pas très grand mais en plein jour je l’ai trouvé bien plus lisible que celui du 350D…

Comme il s’agit d’un appareil expert/semipro, il est livré avec un objectif semipro (je dirais pro pour ma part) bien au dessus de ceux fournis en kit avec les reflex grand public. Ne serait-ce qu’en terme d’ouverture, il n’y a pas photo. Du coup j’ai le sentiment de pouvoir être plus créatif grâce à une plus grande latitude de profondeur de champ (par ex).

Une chose importante : je pense que tout reflex devrait être livré avec un filtre gris neutre ND8 dégradé. Indispensable. Le point faible des reflex numériques par rapport à l’argentique est la gestion fragile des hautes et basses lumières. Avec un tel filtre on peu mieux pousser les basses lumières sans pour autant cramer les hautes lumières. Ca règle tellement de problèmes ! En plus le zooming ne fais pas tourner l’objectif (objectif Olympus).

J’en viens à quelque chose de plus personnel. Ca me fais plaisir d’avoir un appareil atypique, que finalement assez peu de gens possèdent. Il est gros, alors à la vue il fait pro, on s’écarte pour me laisser prendre les photos. Et je suis sur que ça va s’améliorer encore quand je recevrait mon télézoom. Ce sentiment d’être respecté est très agréable. En même temps cela met le doigt sur la dictature des apparences… Reste que, comme il est presque inconnu du grand public. Je me fais vite repérer (c’est bien et pas bien).

Enfin les vue produites par cet appareil on un vrai « cachet », quand je montre mes photos (pas celles de ma galerie mais celles qui ne sont pas retravaillées) on me fait toujours le remarque « wahou, qu’il y a de belles couleurs ! ». On est très proche d’un rendu argentique et c’est très apréciable. Comme de manière générale, l’appareil travaille tout seul très bien (mesure d’exposition, auto focus, etc.) je pourrais presque poster mes photos telle quelles dans ma galerie perso. Mais je suis trop maniériste…

Toutes les qualités de cet appareil vieux maintenant de plus de 2 ans montre bien d’une certaine manière que rechercher toujours mieux, toujours plus, toujours plus nouveau, c’est une perte d’énergie et d’argent énorme.

Un appareil comme l’E-1 convient à l’heure actuelle à la plupart des usages experts et semi pro en photographie, mis à part l’impression très grand format.

De plus c’est un excellent appareil pour apprendre facilement la photographie, grâce à son ergonomie. Cet accès rapide et facile à l’ensemble des fonctions de l’appareil donne envie qu’on s’y penche dessus, et du coup on apprend plus vite que sur un appareil ou les fonctions sont cachées dans les méandres des menus.

Sensations moins bonnes, voire désagréables.

Première chose la gestion du bruit. Pour prendre des photos de tout les jours, aucun problème. Pour un usage professionnel il va falloir mettre les mains dans le cambouis et lutter pour supprimer le bruit présent dans les images à haute sensibilité. Ce n’est pas trop compliqué mais à la longue c’est un peu fatigant. Vive les traitements par lots !

C’est un peu le cas pour cet appareil mais aussi pour la plupart des appareils en fait, la gestion de l’exposition est ardue. De quoi se tirer les cheveux dans les conditions difficiles de lumière (forts contrastes par exemple). Bref je galère (heureusement de moins en moins avec l’expérience).

Passage au reflex oblige, et celui-ci n’aide pas parce qu’il est gros, l’E-1 est intimidant pour les portrait. J’ai parfois l’impression d’avoir un bazooka pointé sur mon modèle et je sens la peur emprisonner ses autres émotions. La visée est placée sur le côté (heureusement) mais cela ne suffit pas à libérer suffisamment le visage du photographe pour rendre « humaine » la prise de vue. Fort heureusement (et ça ne concerne du coup pas le E-1), le petit capteur 4/3 permet une miniaturisation des reflex et l’Olympus E400 qui vient de sortir tout récemment est un belle preuve que même un reflex sais être discret.

L’appareil est lourd, bien pour la stabilité, mais revers de la médaille fatiguant pour les bras et les poignets. Peu être qu’avent le temps je finirai par m’y habituer.

Une chose dont je n’ai pas encore parlé : il n’y a pas assez de choix de marques différentes pour les optiques. On est obligé d’acheter de l’ Olympus (assez cher). Il y a quelques Sigma et Leica entre dans la course, mais on est loin du choix immense chez Nikon ou Canon.

Comme vous l’aurez compris, si vous lisez un peu mon blog, les pixels ne font pas la qualité d’image, mais sa taille. 5 Mpixels conviendra pour imprimer du A4 et un peu plus. Pour un affichage écran, si on veut rentrer dans l’image (pouvoir zoomer pour observer un détail en particulier), on sent un peu un manque de ce côté. Peut être un 7 ou 8 Mp auraient été mieux. Rien d’alarmant toutefois.

Dernier point sur lequel je voudrais insister un peu concerne le bougé. Pour éviter le bougé dans un appareil, hormis le fait d’utiliser un trépied, deux caractéristiques doivent être prises en compte : la plus importante est la sensibilité ISO et l’autre le stabilisateur.

Pour moi le plus important dans un reflex est de pouvoir monter dans les hautes sensibilités afin de pouvoir diminuer le temps de pose et ainsi éviter les flous de bougé. L’emploi d’un stabilisateur va permettre d’éviter le bougé à des vitesse d’obturation plus lentes.

Le souci du E-1 est qu’on ne peux pas, si on veux garder une qualité d’image correcte, aller au-delà de ISO 400/800. Et il n’y a pas de stabilisateur pour combler cela. Du coup éviter le flou devient souvent difficile.

Les appareils d’aujourd’hui proposent une sensibilité de 1600 ISO exploitables, si ce n’est pas 3200 ISO. Et le stabilisateur tend à se démocratiser. Personnellement je pense que le stabilisateur est presque inutile si l’appareil gère bien les hautes sensibilités.

Enfin tout ça pour dire qu’un appareil comme le E-1 est en retrait dans ce domaine et que je suis parfois bien déçu de ne pas avoir réussi de photo à cause d’un temps d’exposition trop long.

Conclusion

Et c’est ainsi que s’achève ce dossier test de l’Olympus E-1. J’espère que vous avez eu le courage de le lire en entier car je pense qu’au-delà du test il permet de mieux comprendre les différentes caractéristiques de la photographie en général, au moins dans sa mise en œuvre.

L’Olympus E-1 est un compagnon racé, il a de la personnalité et est même parfois capricieux. Mais une fois adopté on éprouve un grand plaisir à faire de la photographie. Et pas besoin d’acheter l’appareil dernier cri à au moins 1000 € opur cela. Pour 650 € (avec un peu de chance) on a un super boitier complètement pro, une superbe optique et un appareil qui sais ce que Photographie signifie.

Sur ce je vous laisse et vous donne rendez vous très bientôt.

Seeya !

 

 

Qualité des images produites par l’E-1

In Test du E-1 on octobre 30, 2006 at 10:01

Alors ça y est j’attaque le morceau le plus complexe est difficile : la qualité d’image.

 Avant d’entrée dans le vif du sujet je voudrais apporter quelques précisions.

 Je ne teste pas la qualité d’image en fonction de protocoles de test, je n’utilise pas non plus le logiciel de mesure comme Imatest.

 Tout au feeling, à l’expérience.

 Et c’est sur ce point que je veux insister. Loin de moi la prétention de penser que je suis infaillible, loin de là. Je pourrais même dire que je manque encore d’expérience en analyse technique de l’image pour vraiment être légitime.

 Mais si vous voyez mon travail (en cliquant sur mon portfolio), vous remarquerez que je fais des efforts pour essayer produire des clichés de qualité, ce qui implique que j’attache une grande importance à la prise de vue et à sa technique.

 Ceci fait je voudrais aussi préciser que j’utilise un 14-54 mm (28-108mm en 24X36) avec f:2.8-3.5. Bien lumineux donc. Les images produites sont donc influencées par les caractéristiques de l’objectif utilisé. J’ai l’intention de me prendre un 55-200 (110-400mm en 24×36). Je ferai une maj un peu plus tard.

 Enfin je travaille essentiellement en RAW. Je ne vais donc quasiment pas aborder le traitement que le DSP d’Olympus fait subir aux images. Sur certains points il est très bon, sur d’autres un peu moins bon. De toute façon il y a eu beaucoup de progrès en la matière donc je ne me fais pas d’illusion, l’appareil doit être à la ramasse côté gestion du bruit et optimisation de la dynamique.

 Avec ces quelques pré requis je vais enfin pouvoir commencer mon test.

 Couleurs

 Je vais ici parler des couleurs et de la gestion de la balance des blancs.

 Je suis totalement bluffé par cet appareil au niveau des couleurs reproduites sur les clichés. Je dirait même que les choix de la balance des blancs automatique sont la plupart du temps mieux que la fonction auto de Camera RAW.

 Et surtout elles ne sont pas trop flatteuses, pas trop chaudes comme c’est souvent le cas (Sony et Canon par exemple). Il n’y a pas de suraccentuation. La reproduction est très subtile et je dirai même qu’avec de l’expérience on pourrait reconnaître la « patte Olympus » sur les clichés s’ils étaient mélangés avec des clichés provenant d’autres appareil.

 Le rendu est très photographique. On a à faire à un appareil de caractère.

 Piqué

 Sujet épineux que le piqué dans les photos en général (quel jeu de mot, j’en suis tout retourné !).

 Ici il n’y a pas d’accentuation liée au DSP comme c’est le cas dans les reflex d’entrée de gamme. Le travail doit se faire en post-prod. Les clichés ne sont donc pas exploitables (pas de point-and-shoot) sans travail en aval, ce qui est très bien pour un appareil expert/semi-pro. En revanche si la douceur est une recherche esthétique, les clichés produits seront au top du top.

 C’est ce qui se dégage des vues : la douceur.

 Alors au début j’ai eu un peu peur en me disant que cela venait de l’objectif qui manquait de piqué. Mais après avoir lu plusieurs tests de cet objectif et avoir travaillé la netteté à l’aide de logiciels, je me suis ravisé.

 En tous cas personnellement je préfère travailler sur l’accentuation de la netteté après coup. Car quand je veux une photo douce, je n’ai pas à me prendre la tête. J’avais essayé d’autres appareils et ils produisaient des photos suraccantuées ; le problème c’est que les retouches sont plus destructives quand l’accentuation est déjà trop forte (difficile de revenir en arrière en plus).

 Sensibilité/Bruit

 Voilà ce qui à priori est le point faible du système 4/3. La taille du capteur rend plus difficile la bonne réponse aux hautes sensibilités. Et la gestion du bruit en devient plus ardue. Ce n’est aussi pas pour rien non plus si les objectifs Olympus sont parmi les plus lumineux.

 En ISO 100, 200 et 400 absolument aucun souci.

En ISO 800 les clichés sont tout a fait exploitables avec un travail logiciel (Noise Ninja).

En ISO 1600, je me suis sorti de galères (pour raccourcir les temps d’exposition) mais les clichés sont plus bloc note (pas d’artistique), peuvent à la limite servir pour de la photo de sport.

En ISO 3200, même pas la peine.

 Le E-1 fait moins bien sur ce point que les concurrents (Canon par exemple qui est très bon dans ce domaine), mais il reste tout à fait acceptable. Reste que je prends environ 1500 photos par mois, dans toutes les conditions de lumières et de vitesse, et que je rencontre parfois des difficultés (lors de soirées surtout) pour obtenir des photos de qualité qui ne soient pas floues.

 De plus il me faut surveiller de très près le bruit ce qui demande pas mal de travail après coup. En ISO 800 on perds forcément du piqué dans les images, et c’est dommage car j’utilise pas mal cette sensibilité (j’y suis obligé).

 Reste que Noise Ninja fait des miracles. Epaulé par une bonne gestion de la netteté (à vos souris !) et on s’en sors bien.

 e gros du travail de post prod est donc la gestion du bruit. D’autant qu’en RAW, on est (comme le nom l’indique) en brut, si vous voyez ce que je veux dire.

 Enfin il y a 2 types de bruit en photo numérique : le bruit de chrominance (pixels rouges et bleus la plupart du temps) et bruit de luminance (ce qu’on appelle le grain). Le bruit produit par le capteur du E1 est très photographique. Si si ! Jusqu’à  ISO 1600, c’est essentiellement du bruit de luminance assez agréable à l’œil (j’hésites souvent à le supprimer). A ISO 1600 et 3200 apparaît le bruit de chrominance, du à la surchauffe du capteur pour pousser la sensibilité.

 D’ailleurs sachez que ces 2 derniers modes ne sont accessible qu’en activant la fonction de l’appareil : « extend iso ». Ca veut dire ce que ça veut dire.

 Mise au point

 Comme je l’ai précisé dans les spécifications, la visée est pourvue de 3 collimateurs AF, ce qui est peu.

 Je vous avoue que pour le moment je n’ai pas ressenti de gène. Sauf peut être quand je vais une mise au point continue, cela m’oblige à laisser de côté le cadrage pour suivre mon sujet au centre, dommage.

 Sinon l’AF est efficace, discriminant, pas super rapide mais pour le moment je n’ai pas été pris en défaut. Ayez en revanche en tête qu’on est loin des exigences professionnelles sur ce point.

 Ce qui est génial, c’est que l’objectif est pourvu de la retouche de mise au point. Une mois la mise au point AFF effectuée on peut affiner notre map et ça c’est pas mal du tout (pour la macro par exemple).

 Profondeur de champ

 Je vais maintenant parler de la Pdc, ce la va me permettre de faire un petit apport technique.

 Plus le capteur d’un appareil est petit est plus grande sera la profondeur de champ. Sauf que pour avoir une faible profondeur de champ, c’est l’inverse.

 C’est pour moi le grand intérêt des reflex sur les bridges et compacts : on a un contrôle bien plus important de la profondeur de champ.

 Et comme le capteur du E-1 est le plus petit capteur des reflex, il devrait être handicapé. C’est sans compter sur la qualité de l’objectif qui permet de faire des miracles. En 108 mm (24×36) il ouvre à 3.5, pas mal non ? Je me sers de mon 14-54 pour faire de la macro ou du portrait, et je prends un réel plaisir.

 Dans mon travail je privilégie souvent une faible profondeur de champ (peut être parce que je suis myope) et je suis plus que satisfait par l’E1 dans ce domaine.

 J’avoue ne pas savoir me servir du contrôle de profondeur de champ.

 Mesure d’exposition

 Je crois que la mesure d’exposition est la clé de la photographie. C’est aussi ce qu’il y a de plus difficile à maîtriser.

 Et je me suis rendu compte en essayant plusieurs appareils que l’exposition, c’est vraiment de la « bidouille ».

 Heureusement qu’il y a la compensation d’exposition et le braketing pour faciliter (un peu) le travail.

 Bon, pour la mesure sélective (spot), aucun souci, elle est bien discriminante. Le tout est de bien la maîtriser. Lors d’un contre jour par exemple faire une mesure spot sur le sujet permettra d’éviter qu’il soit sous exposé, mais du coup la lumière va être cramée. Donc il faut faire pas mal de test (ou avoir de l’expérience…) pour bien s’en servir. Enfin je trouve que cette mesure est très efficace et je m’en sers de plus en plus.

 La mesure pondérée centrale fait aussi bien son boulot. Les hautes lumières sont assez rarement brulées, et les basses lumières rarement bouchées.

 La mesure ESP (ou multizone), à n’utiliser que lors de scènes avec un contraste pas trop fort. Autrement, c’est la cata. Au début je n’utilisais que ce mode, mais maintenant j’ai tendance à l’éviter. Donc mauvais point pour cette mesure. Sauf que pour des scènes où le contraste est assez faible, elle fait très bien son boulot.

 Contrairement aux 350D et 400D, l’appareil n’est pas calé en sousex ou surex. Et c’est tant mieux. On décide soi même de surexposer ou sousexposer légèrement.

 D’ailleurs conseil : l’architecture des capteurs fait qu’il y a beaucoup plus d’informations enregistrées dans les hautes lumières que dans les basses lumières. Donc je vous conseille de bien préserver les basses lumière, bref de légèrement surexposer toutes vos photos. C’est ce que l’on appelle « exposer à droite » (en référence à la courbe). C’est un moyen pour conserver le plus possible la dynamique de sa photos et d’éviter du bruit, tout en gardant les informations contenues dans les hautes lumières (on s’arrête juste avant qu’elle ne brûle, puis on les redescend en post prod).

 Je ne connais pas suffisamment les appareils concurrents dans ce domaine pour faire une vraie comparaison. Je crois que Nikon est leader en la matière, et que la mesure sélective du 350D est plutôt exceptionnelle. En tous cas, sans doute à cause de mon manque d’expérience, peut être aussi parce que l’appareil n’est pas parfait dans ce domaine, je galère plus ou moins tous les jours en matière d’exposition. J’ai recours de plus en plus au HDR (fusion de plusieurs expositions) pour obtenir un résultat vraiment satisfaisant.

 Aberrations/distorsion

Je vais être bref ici. Rien à signaler, c’est le grand avantage du format 4/3 (avec l’excellence dans ce domaine des objos Olympus). Je n’ai jamais eu à reprendre ce genre de défaut. En grand angle, biensûr il y a de la distorsion, mais je dirais “heureusement”car je m’en sers.

Je vais clôturer ce chapitre en insistant sur le fait qu’en terme de qualité d’image l’Olympus E-1 est plutôt très bon, qu’il a une réelle identité, ce qui ne l’empêche pas d’avoir des défauts handicapant pour un professionnel (présent ou futur). La dynamique des images produites par l’appareil me semble généreuse (en tous cas plus qu’un Canon 350D/400D et 20D/30D) et la possibilité de pouvoir prendre 5 clichés en braketing en vue d’un traitement HDR est tout à fait intéressante. Dans quasiment tous les cas il va falloir mettre les mains dans le cambouis et ceux qui aiment ça vont se régaler, les autres passez votre chemin (n’empêche que c’est comme ça qu’on apprend le plus ! A bas la facilité !).

 L’idéal pour vous faire une meilleure opinion et de parcourir le web à la recherche de galeries. Il y en a pas mal dédiées à cet appareil et le tag « E-1 » est couramment utilisé sur Flickr ou deviantArt. Enfin allez jeter un œil sur ma galerie.

 

 

Prise en main du E-1

In Test du E-1 on octobre 19, 2006 at 10:26

Le boîtier est assez gros, c’est déjà une chose. Il n’est pas tout léger, voilà une deuxième chose. Et ce sont 2 qualités. Il tient bien dans les mains et il est suffisamment lourd pour éviter les bougés désopilants.

C’est un des gros défaut des boîtier entrée/milieu de gamme, jusqu’au D200 (exclu biensur). Ils font plastoc (surtout chez Canon). Ils sont trop légers, difficile de rester stable donc.

Moi j’ai de grandes mains fermes et la taille de l’appareil me convient parfaitement.

Comme je l’ai indiqué dans les spécifications, la première chose qui frappe c’est la qualité de fabrication de cet appareil. Il est conçu comme un tank.

Il suffit de jeter un œil aux trappes de carte mémoire et de batterie pour s’en convaincre : source dpreview



Tout me semble bien solide sur cet appareil.

A l’avant vous avez un testeur de profondeur de champ situé entre la poignée et l’objectif, vers le bas. De l’autre côté le sélecteur (solide !) de mise au point manuelle/continue/spot. Et biensûr la monture (propriétaire Olympus digital, on ne peut pas mettre les anciens objectifs !), et les divers capteurs et récepteurs.

Sur le dessus vous avez le déclencheur très agréable à utiliser (pas de bougé en appuyant), une molette de sélection PSAM (et c’est tout !), avec le commutateur on/of. Une molette de réglage qui vient se placer entre la molette PSAM et le déclencheur (elle tombe sous le doigt). Puis divers boutons : sélecteur flash, mode d’enregistrement, iso, light, correction d’exposition, verrouillage exposition, choix du collimateur de mise au point, activation du braketing, du mode de prise de vue (rafale, retardement etc.) ainsi que le sélecteur de mesure d’exposition. Enfin un mini écran ACL qui affiche à peu près toues les informations nécessaires. Sachez que pour effectuer les réglages inhérents aux différents boutons cités, il suffit de maintenir le bouton enfoncé et de se servir de la molette pour faire défiler les différentes options sur l’écran ACL. La griffe porte flash se situe juste dessus l’oculaire de visée.

Bref vous l’aurez compris un must d’ergonomie.

Je n’ai pas fini il me reste la façade arrière. Autre bonne surprise une molette supplémentaire est présente. En mode manuel par exemple la molette du dessus va servir à la vitesse et celle de derrière à l’ouverture. Hyper pratique. Cette molette sert aussi à zoomer sur les images en mode lecture et à faire défiler les différentes informations aussi en mode lecture. Sont présents un bouton de lecture des images, info, verrouillage (protection image), corbeille, ok (pour valider les choix du menu) et un « paddle » haut/bas/gauche/droite pour se balader dans les menus. L’oculaire de visée est rond (et non pas rectangulaire ou carré comme chez la concurrence), ne me demandez pas si ça sert à quelque chose. Il y a un obturateur d’oculaire qui permet d’éviter le passage de rayons lumineux lors de pose longues. Est aussi présent l’indispensable correcteur dioptrique, pour le bigleux que je suis. J’ai déjà parlé de l’écran LCD dans les spécifications, il est protégé par une plaque en plastique amovible. Il n’est pas trop petit, pas vraiment au standard actuel. Moi ça me suffit (cela ne me suffirait pas du tout sur un compact).

Enfin la trappe carte mémoire du côté de la poignée et la trappe connectiques de l’autre.

Voilà j’ai fais le tour des boutons. D’ailleurs il y en a pas mal, et 2 molettes. Je trouve cela bien plus ergonomique que de passer par d’innombrables menus (exemple le vilain canard EOS 350D).

Je ne détaillerai pas sur les menus (je vous épargne ça), ils sont très simples, clairs, et pas trop nombreux grâce au grand nombre de boutons présents sur l’appareil. Je ne détaillerai pas non plus le mode lecture, je ne m’en sert que pour vérifier l’exposition à l’aide de mes mirettes et du diagramme.

Côté prise en main l’E-1 fait presque dans le sans faute. Il est robuste, bien étudié, parfaitement ergonomique, bref au poil. Seul petit désagrément, si son poids est un atout pour gagner en stabilité il a tendance à fatiguer les mains, les poignets et les bras à la longue. Je prends plus de 1500 photos par mois et je vous je suis en train de prendre des biceps !

Les spécifications de l’Olympus E-1

In Test du E-1 on octobre 19, 2006 at 2:11

Pas d’exhaustivité ici, reportez vous à cette page : ici

Il s’agît donc un reflex numérique de 660g (boitier nu) avec un capteur Kodak de 5 millions de pixels effectifs sur une surface 4/3 de 18X13,5mm.

Pour une comparaison avec l’APS-C des concurrents regardez cette image


Je ne vais pas revenir sur la polémique du 4/3, vous avez un dossier pour ça.

Ce qu’il est essentiel de savoir maintenant, c’est la dynamique du capteur, cad. la taille du spectre lumineux enregistrable (important pour préserver les basses et hautes lumières). Sachez que plus le nombre de pixels augmente sur un capteur, plus la taille des photosites (unités de cellules photosensibles) va diminuer, moins la dynamique sera grande.

Bref le E-1 est donc en terme de dynamique plus intéressant que ses successeurs les E-300, E-330 et E-500 à 8Mpixels.

Revenons donc à la dynamique. Elle va se mesurer grâce au pas du pixel (en um). Plus le chiffre est grand et plus grande sera la dynamique du capteur. J’indique aussi l’étendue dynamique en IL. Ce qui semble « illogique » côté chiffre est simplement du aux différentes technologies de capteurs.

Olympus E-1 : 6,7um et 3IL

Les concurrents :

Canon 350D : 6,4um et 4IL

Nikon D200 : 6,15um et 4IL

Fufi S3 Pro : 7,6um et 4L


Matos Pro

Canon 5D : 8,2um et 4IL

Canon 1Ds Mark II : 7,2um et 4,2IL

Ces chiffres révèlent l’ancienneté du E-1 côté optimisation du signal généré par le capteur (3IL) mais vous voyez bien que la dynamique intrinsèque du capteur s’en tire très bien et dépasse même les Canon 350D (sans doute le 400D aussi) et Nikon D200. Le Fuji reste à part grâce à l’exceptionnelle qualité de ses capteurs (et encore le S3 est vieux, on attend le S5).

Ensuite côté sensibilité comptez de 100 ISO à 800 ISO exploitables et on peut pousser à 1600 et 3200 ISO pour les cas extrême qui n’exigent pas une qualité d’image parfaite (sport ?).

Au niveau formats d’enregistrement on a tout sauf du DNG (faut pas pousser). Donc du jpeg à faible taux de compression, « normal » à fort taux de compression, du TIFF, du RAW Olympus (ORF) avec la possibilité d’enregistrer. En JPEG+RAW. Bref rien à dire, que du bon. Je parlerai plus tard de l’importance de travailler en RAW avec cet appareil.

Choix d’espace colorimétrique : sRGB (le plus répandu) et Adobe 1998 (pour travailler sur toshop notamment, plus grande étendue colorimétrique) j’auraisbien aimé un Pro Photo RVB.

Mise au point sur 3 collimateurs alors que la concurrence en a beaucoup plus : 7 pour le 350D, 11 pour le D200. On verra sur le terrain ce que ça peut changer.

Mesure de lumière spot, pondérée au centre et ESP. Rien d’extraordinaire, on verra si ça fonctionne bien ou pas.

Cadence d’enregistrement : 3 vues par seconde avec un buffer de 12 vues quelque soit le mode d’enregistrement. Expert mais pas professionnel. Aujourd’hui on a dans le grand public du jpeg illimité, ça peut être un atout, peut être pas.

Braketting sur 3 ou 5 images avec incrémentations de 1/3, ½, 0.7 ou 1 EV steps.

Compensation d’exposition à + ou – 5EV par incréments de 1/3, ½ ou 1 EV.

Vitesse d’obturation de bulb, 60s à 1/4000. Pas mal rapide, garanti pour 150 000 déclenchements.

Balance des blancs par mesure (programmable), choix de température ou auto. Braketing balance possible.

2 systèmes de réduction du bruit : le standard inutile vu les progrès effectués, l’autre pour les longues pauses indispensable.

Oculaire de visée pentaprisme avec couverture à 100 %, ça c’est génial et très cher à fabriquer avec un taux de grossisement de x0,96. Sur ces 2 points le boitier est clairement orienté pro. Pas d’équivalant en entrée et milieu de gamme, on est dans le super qualitatif.

Pas de flash intégré, orientation pro à l’origine, mais TTL auto et TTL auto FP. Je ne peux pas trop vous aider dans ce domaine, je suis novice. Mais j’ai cru comprendre qu’il y a eu depuis beaucoup de progrès. Olympus semble avoir été précurseur dans ce domaine mais il n’a pas réussi à capitaliser ses acquis ! Pour les curieux je vous laisse fouiner.

Ecran 1,8 pouces 134 000 pixels. Pas terrible mais à mon avis suffisant pour un reflex vu qu’il y a les histogrammes et que la visée ne se fait pas par l’écran.

Système de dépoussiérage par ultra sons tip top.

Connexion par usb2 et firewire, c’est suffisamment rare pour le souligner. Port CF logique.

Je termine par la cerise sur le gâteau : le boitier est confectionné en alliage de magnésium est entièrement tropicalisé, bref splash-proof et dust-proof (et non pas water-proof). Même les objectifs vendus le sont. Pas d’équivalent en entrée et milieu de gamme sauf très récemment le Pentax K10D.

Le boitier est sorti seul à 1700 $ fin 2003 aux US, plus cher en Europe début 2004.

Test de l’Olympus E-1 – Introduction

In Test du E-1 on octobre 19, 2006 at 2:03

 

Pourquoi un test maintenant d’un appareil sorti fin 2003 ? Vous comprendrez pourquoi en lisant ce qui va suivre.

Pour commencer simplement, cet appareil est destiné aujourd’hui à des photographes « experts » et semi-professionnels, et dans une moindre mesure au grand public qui veut s’initier à la photographie dans le but d’atteindre le niveau « expert ».

L’intéret de cet appareil et qu’il se trouve (difficilement il est vrai) a des prix vraiment intéressants.

A titre d’exemple je l’ai eu neuf à la FNAC pour 650 euros avec une CF512mo, l’objectif ZD 14-54 (28-108mm) f2,8-3,5, le pare soleil, 2 chargeurs, 1 batterie, et tous les cables. Pas mal non ?

Pour quoi pas professionnel ?

- 5 Mp qui est suffisant pour les autre catégories (hormis pour les gros recadrages), ne permet pas de tirer ses photos au-delà du A3.

- L’autofocus ne comprends que 3 collimateurs et n’est pas aussi rapide que ce qu’en attends un professionnel.

- Il ne dispose pas des dernières avancées côté gestion du flash.

Et je dirais mis à part quelques petites choses que c’est tout.

Partant sur ces bases je vais maintenant pouvoir commencer mon test, qui va s’appuyer sur certaines données présentes sur dpreview.

Olympus a amené pas mal d’innovations dans le monde de la photo numérique. Celle qui laisse le plus sont empreinte à l’heure actuelle est le système anti poussière à ultrasons sur le capteur. Cette année a vu la mise au pli de la majorité des concurrents (Sony, Pentax, Canon).

Ce qui fait la particularité des reflex numériques Olympus, c’est qu’ils ont adopté un capteur à la norme 4/3, qui a ses bons et ses mauvais côtés. Le E-1 a été le premier a être équipé d’un tel capteur (Kodak).

Lors de ce test, pour le moins subjectif, je vais aborder les caractéristiques, la prise en main, les fonctionnalités, la qualité d’image et le plus important les sensations procurées sur le terrain.

 

Sachez enfin que le but de ce test n’est pas d’encenser cet appareil mais de mettre en avant ses qualités et défauts et surtout de mettre le doigt sur l’absurdité de cette course à la nouveauté. Biensûr ma prise de position ne sera pas du goût de tout le monde. Il y a toujours une fonctionnalité nouvelle sur les reflex, qui se montre indispensable. Mais je crois qu’il faut laisser le temps aux appareils de mûrir (exemple le Canon 300D/350D/400D).