Amis de la Photographie, bonsoir !
J’attaque le dossier sur les logiciels de la photographie par le plus populaire et le plus puissant, j’ai nommé Adobe Photoshop CS2.
Tout d’abord petite précision, je ne parlerai pas dans ce dossier de Photoshop Elements car je ne lui trouve pas grand intérêt pour un photographe. Mais je suis quand même ouvert si vous voulez que j’en parle absolument…
Voilà une chose de faite.
Pourquoi je commence par ce logiciel ? Sans doute parce que c’est celui que je connais le mieux et que je maîtrise (enfin…tout est relatif) le mieux.
J’ai connu Photoshop en 1999 alors que je débutais des études en Multimédia. J’en avait déjà entendu parlé à l’époque, je l’avais sans doute déjà essayé, mais la « vrai » rencontre s’est produite en 1999.
Et bien pendant très longtemps j’ai détesté ce logiciel. Je l’ai trouvé à l’ergonomie atroce, à la complexité insurmontable ! Je lui préférais alors Macromedia Fireworks, plus orienté web (c’est l’utilisation que je cherchais à l’époque). Pourtant je ne cessais jamais de me frotter au monstre pour tenter de le dompter.
Il m’a fallu 7 ans (oui vous avez bien lu) pour enfin trouver une vrai raison pour m’y plonger dedans : la Photographie. Sept ans…
Alors voilà, on ne peut pas dire que Photoshop CS2 soit un outil grand public. C’est un logiciel professionnel. Et d’ailleurs aujourd’hui je me rend compte qu’avec simplement une bonne méthode d’apprentissage ce logiciel se dompte finalement assez facilement (sic !).
Car pour pouvoir entrer dans le monde de Photoshop CS2, il faut le faire avec un minimum de méthode, avoir un vrai but.
Pour moi les vidéos glanées sur le net ont été d’un grand secour.
Je vais aborder maintenant un plus en détail Photoshop CS2, du point de vue du photographe que je suis. Je ne m’étalerai pas sur les nombreuses fonctionnalités de ce logiciel. Cet article est seulement un « focus » sur un logiciel archiconnu qui me permet de me positionner, en tous cas de positionner Photoshop vis-à-vis des autres logiciels.
Ergonomie
Une fois la « logique » de fonctionnement acquise, Photoshop est un régal. Le principe en or de ce logiciel est qu’on peux effectuer une tâche de pleins de manières différentes, soit en utilisant des outils dédiés, soit en passant par la combinaisons d’autres outils pour arriver à un résultat légèrement différents, plus adaptés parfois à notre sensibilité. Bref des outils de base assez simples à utiliser et beaucoup de bidouille pour peaufiner son travail. C’est d’ailleurs très drôle de fouiller sur le net les nombreux « workflow » très différents pour atteindre un même objectif !
En plus de cela, un outil peut être appelé de plusieurs façon : la boite de dialogue de l’outil (si elle est affichée par défaut sur l’espace de travail), le menu supérieur, le raccourci clavier et pour certains outils de retouche d’image via une commande spéciale (calques de fusions et masques).
La présence de très nombreux outils et le fait de pouvoir les combiner offre des possibilités quasi infinies.
Il est possible de rajouter des plugins pour rajouter encore des outils. Fabuleux. La notoriété de Photoshop dans ce domaine fait qu’on a un choix pharaoniques de plugins additionnels. Sauf que Photoshop intègre les outils les plus utilisés maintenant, donc l’installation de plugins n’est pas obligatoire.
Ce qui frappe ainsi en terme d’ergonomie (et qui rebute aussi) c’est la grande liberté d’action et l’ouverture dont fait preuve le logiciel.
Le gros point fort de Photoshop CS2 : les calques et les masques
Difficile pour un débutant de bien comprendre ce que sont les calques et les masques. Une fois cette étape franche, difficile de s’en passer.
::Ce paragraphe s’adresse avant tout aux personnes inexpérimentées dans l’utilisation de Photoshop ::
Pour comprendre le fonctionnement des calques, le moyen que j’ai trouvé est de comparer leur utilisation à la création d’un morceau de musique.
Lorsque vous voulez enregistrer un morceau de musique, que vous avez tous les instruments à disposition, mais que vous êtes tout seul vous allez devoir utiliser ce que l’on appelle un « multipistes ». D’abord vous enregistrer les accords de guitare, puis la basse, puis la batterie, puis le synthé (etc) et enfin la voix. Tous ces différents éléments sont enregistrés indépendamment dans le « multipiste » et quand on met tout ensemble, on a un morceau de musique. Chaque instrument représente 1 piste (pour faire simple). L’avantage du « multipiste » c’est que si l’on trouve que le jeu de batterie est trop mou, vu qu’il a été enregistré séparément des autres instruments, on peut le retravailler et remplacer ainsi l’ancien jeu de batterie bof bof.
Bien pour les calques c’est la même chose, pour obtenir une image, on va avoir besoin de plusieurs éléments qu’on va rassembler pour pouvoir avoir une « œuvre » finale complète. En plus de pouvoir rajouter des éléments graphiques dans une image (un bonnet sur une personne par exemple alors qu’il n’est pas présent dans l’image d’origine), on peut aussi créer ce que l’on appelle un « calque de réglage », c’est-à-dire qu’on peut rajouter un calque qui va contenir des informations particulières vis-à-vis de l’image (coloration, luminosité, contraste par exemple).
Au lieu de changer directement l’image (tout changement est irréversible, c’est comme si on jouait notre morceau de musique en groupe, et en live) on va créer un nouveau calque (une nouvelle piste) pour modifier 1 paramètre de l’image avec la possibilité de le modifier ou de le supprimer sans que cela n’altère l’image originale.
J’espère avoir été assez clair.
Un masque est en fait une sorte de pochoir que l’on va poser sur une image (un calque pour être plus précis).
Je m’explique : vous avez une image originale, vous créez un calque afin d’augmenter la luminosité. Vous voulez que cette luminosité ne soit appliquée que sur une partie de l’image. Vous créez un masque (un pochoir) avec un ou plusieurs « trous » (à l’aide d’un outil dédié pour l’occasion). Chaque trou laissera apparaître l’image originale est le masque lui contiendra l’augmentation de luminosité. Comprenez qu’un masque est l’état particulier d’un calque. On va faire dans trous dans notre calque pour laisser apparaître l’image qu’il y a en dessous. C’est comme pour les pochoirs.
::Fin du paragraphe ::
La manipulation des calques et des masques confère à Photoshop une puissance et une flexibilité sans égale.
L’alternative aujourd’hui trouvée pour toucher un public plus large (peut être gagner en simplicité aussi) est la technique des zones. Des logiciels comme Nikon Capture NX, Aperture ou encore Lightzone permettent de travailler avec les calques et masques de façon transparente (quel jeu de mot !). On ne se rend pas compte qu’on utilise en fait les calques et les masques. Les outils proposés par ces logiciels permettent d’effectuer des modifications localement sur l’image sans pour autant que cela ne touche à l’image originale. Tout le processus de création de calques/masque est invisible à l’utilisateur qui peux voir directement et simplement les modifications qu’il opère sur l’image.
Il n’empêche que ces outils ne sont qu’un choix ergonomique, une utilisation particulière des calques et des masques, moins flexible je trouve, mais plus simple à utiliser.
Et comme vous le savez ou vous l’aurez compris Photoshop CS2 est le roi des calques et des masques.
Photoshop CS2 : un logiciel pour les photographes.
Si cet article concerne CS2 et pas les anciennes versions, c’est qu’Adobe a pensé aux photographes et que cette version leur est presque dédiée.
Beaucoup d’outils de retouche de photos ont été ajoutés dans cette version avec comme cheval de bataille la possibilité de travailler sur les basse et les hautes lumières. L’ajout d’un module de fusion HDR constitue aussi une grande avancée dans ce domaine. L’optimisation des outils de correction des déformations et défauts inhérents aux appareils photo, ainsi que des outils de suppression du bruit et d’accentuation est aussi un atout sérieux pour ce logiciel.
De toute façon photoshop ne rencontre quasiment pas de limite.
J’ai beaucoup parlé d’outils mais il y a aussi 2 modules (plus que de simples plugins) qui font de Photoshop CS2 LE ténor : Adobe Bridge et Camera RAW. Le premier est un explorateur et un module de catalogage très performant (quoique gourmant en ressource) et le second va s’intéresser au développement de nos « négatifs numériques ». Je reviendrai sur Camera RAW dans un autre dossier. Sachez tout de même que Camera RAW est un excellent logiciel de « derawtisation », un des tout meilleurs.
Si vous êtes un photographe maladroit (bref que vous ne maîtrisez pas suffisamment votre prise de vues) ou que vous êtes un créatif qui ne se satisfait pas de ses cliqués, Photoshop est l’outil incontournable.
Grosse précision quand même, ce logiciel étant « professionnel », nous sommes d’accord qu’il est destiné à des personnes ayant pour vocation de produire à l’aide de l’ordinateur des images de qualités professionnelles.
Si je commence ce dossier par Photoshop CS2, c’est aussi parce qu’il est hors de prix pour un non professionnel. Presque tous les autres logiciels de ce dossiers sont bien moins onéreux.
Photoshop CS2 en effet un vrai investissement : à partir de 1075,20 €.
Et oui le professionnalisme ça se paye…
Bon j’ai bien titillé la patience de certains lecteurs. Ils doivent bouillir, me haïr. Il existe à ce jour un logiciel libre de droits qui peut plus ou moins prétendre à une utilisation proche de Photoshop : The Gimp.
Il s’agît donc d’un logiciel libre (il est gratuit, aussi) qui s’inscrit dans la petite révolution du libre dont le capitaine n’est autre que l’excellentissime Mozilla Firefox.
Un article du dossier sera consacré à The Gimp donc je ne vais pas m’étaler.
Mais sachez que ce logiciel prend peu à peu de l’essor, qu’il intègre la gestion des calques et des masques à la manière de Photoshop, permet l’ajout de plugins qui recouvrent à peu près la plupart des besoins d’un photographe.
Sauf que, 2 choses rédhibitoires : l’ergonomie n’est pas vraiment au rendez vous (sans doute réclame-t-il lui aussi un apprentissage particulier) et surtout il ne permet pas de travailler dans un espace 16 bits (il ne gère que le 8 bits). Pour un photographe qui veut produire de la qualité, c’est indispensable. Bien sûr le monde du libre nous a appris à être patient, peut être qu’un jour ces lacunes seront comblées et The Gimp sera alors un sérieux concurrent pour Photoshop.
Le site officiel d’Adobe :
http://www.adobe.com/fr/
Un lien vers une page Adobe expliquant les différentes foncionnalités de Photoshop CS2 reservée aux photographes :
http://www.adobe.com/fr/digitalimag/ps_pro.html
Un lien pour The Gimp :
http://www.gimp-fr.org
Je conclurai en vous disant que j’ai l’intention (en haut sur l’échelle de mes intentions) de vous proposer des tutoriaux/workflow de Photoshop CS. Vive le partage des connaissances !