Pas d’exhaustivité ici, reportez vous à cette page : ici
Il s’agît donc un reflex numérique de 660g (boitier nu) avec un capteur Kodak de 5 millions de pixels effectifs sur une surface 4/3 de 18X13,5mm.
Pour une comparaison avec l’APS-C des concurrents regardez cette image
Je ne vais pas revenir sur la polémique du 4/3, vous avez un dossier pour ça.
Ce qu’il est essentiel de savoir maintenant, c’est la dynamique du capteur, cad. la taille du spectre lumineux enregistrable (important pour préserver les basses et hautes lumières). Sachez que plus le nombre de pixels augmente sur un capteur, plus la taille des photosites (unités de cellules photosensibles) va diminuer, moins la dynamique sera grande.
Bref le E-1 est donc en terme de dynamique plus intéressant que ses successeurs les E-300, E-330 et E-500 à 8Mpixels.
Revenons donc à la dynamique. Elle va se mesurer grâce au pas du pixel (en um). Plus le chiffre est grand et plus grande sera la dynamique du capteur. J’indique aussi l’étendue dynamique en IL. Ce qui semble « illogique » côté chiffre est simplement du aux différentes technologies de capteurs.
Olympus E-1 : 6,7um et 3IL
Les concurrents :
Canon 350D : 6,4um et 4IL
Nikon D200 : 6,15um et 4IL
Fufi S3 Pro : 7,6um et 4L
Matos Pro
Canon 5D : 8,2um et 4IL
Canon 1Ds Mark II : 7,2um et 4,2IL
Ces chiffres révèlent l’ancienneté du E-1 côté optimisation du signal généré par le capteur (3IL) mais vous voyez bien que la dynamique intrinsèque du capteur s’en tire très bien et dépasse même les Canon 350D (sans doute le 400D aussi) et Nikon D200. Le Fuji reste à part grâce à l’exceptionnelle qualité de ses capteurs (et encore le S3 est vieux, on attend le S5).
Ensuite côté sensibilité comptez de 100 ISO à 800 ISO exploitables et on peut pousser à 1600 et 3200 ISO pour les cas extrême qui n’exigent pas une qualité d’image parfaite (sport ?).
Au niveau formats d’enregistrement on a tout sauf du DNG (faut pas pousser). Donc du jpeg à faible taux de compression, « normal » à fort taux de compression, du TIFF, du RAW Olympus (ORF) avec la possibilité d’enregistrer. En JPEG+RAW. Bref rien à dire, que du bon. Je parlerai plus tard de l’importance de travailler en RAW avec cet appareil.
Choix d’espace colorimétrique : sRGB (le plus répandu) et Adobe 1998 (pour travailler sur toshop notamment, plus grande étendue colorimétrique) j’auraisbien aimé un Pro Photo RVB.
Mise au point sur 3 collimateurs alors que la concurrence en a beaucoup plus : 7 pour le 350D, 11 pour le D200. On verra sur le terrain ce que ça peut changer.
Mesure de lumière spot, pondérée au centre et ESP. Rien d’extraordinaire, on verra si ça fonctionne bien ou pas.
Cadence d’enregistrement : 3 vues par seconde avec un buffer de 12 vues quelque soit le mode d’enregistrement. Expert mais pas professionnel. Aujourd’hui on a dans le grand public du jpeg illimité, ça peut être un atout, peut être pas.
Braketting sur 3 ou 5 images avec incrémentations de 1/3, ½, 0.7 ou 1 EV steps.
Compensation d’exposition à + ou – 5EV par incréments de 1/3, ½ ou 1 EV.
Vitesse d’obturation de bulb, 60s à 1/4000. Pas mal rapide, garanti pour 150 000 déclenchements.
Balance des blancs par mesure (programmable), choix de température ou auto. Braketing balance possible.
2 systèmes de réduction du bruit : le standard inutile vu les progrès effectués, l’autre pour les longues pauses indispensable.
Oculaire de visée pentaprisme avec couverture à 100 %, ça c’est génial et très cher à fabriquer avec un taux de grossisement de x0,96. Sur ces 2 points le boitier est clairement orienté pro. Pas d’équivalant en entrée et milieu de gamme, on est dans le super qualitatif.
Pas de flash intégré, orientation pro à l’origine, mais TTL auto et TTL auto FP. Je ne peux pas trop vous aider dans ce domaine, je suis novice. Mais j’ai cru comprendre qu’il y a eu depuis beaucoup de progrès. Olympus semble avoir été précurseur dans ce domaine mais il n’a pas réussi à capitaliser ses acquis ! Pour les curieux je vous laisse fouiner.
Ecran 1,8 pouces 134 000 pixels. Pas terrible mais à mon avis suffisant pour un reflex vu qu’il y a les histogrammes et que la visée ne se fait pas par l’écran.
Système de dépoussiérage par ultra sons tip top.
Connexion par usb2 et firewire, c’est suffisamment rare pour le souligner. Port CF logique.
Je termine par la cerise sur le gâteau : le boitier est confectionné en alliage de magnésium est entièrement tropicalisé, bref splash-proof et dust-proof (et non pas water-proof). Même les objectifs vendus le sont. Pas d’équivalent en entrée et milieu de gamme sauf très récemment le Pentax K10D.
Le boitier est sorti seul à 1700 $ fin 2003 aux US, plus cher en Europe début 2004.
