gabsriel

Archives pour octobre 2006

Une note du soir.

In Non classé on octobre 30, 2006 at 10:09

Bonsoir.

Juste pour vous dire que j’ai donc presque terminé mon test du E-1. J’espère que sa lecture vous apprend des choses. N’oubliez pas que ce texte est aussi un prétexte pour approfondir certaines connaissances techniques et entrevoir l’inutilité de chercher toujours plus récent.

Je vous prépare dans un petit chaudron un dossier sur le HDR, vu que j’en ai fait un peu une spécialité. Autant partager !

Enfin sachez que je n’ai pas oublié mon méga dossier sur les logiciel, l’article sur Photoshop CS2 arrive très bientôt.

Sur ce bonne nuit les petits.

Qualité des images produites par l’E-1

In Test du E-1 on octobre 30, 2006 at 10:01

Alors ça y est j’attaque le morceau le plus complexe est difficile : la qualité d’image.

 Avant d’entrée dans le vif du sujet je voudrais apporter quelques précisions.

 Je ne teste pas la qualité d’image en fonction de protocoles de test, je n’utilise pas non plus le logiciel de mesure comme Imatest.

 Tout au feeling, à l’expérience.

 Et c’est sur ce point que je veux insister. Loin de moi la prétention de penser que je suis infaillible, loin de là. Je pourrais même dire que je manque encore d’expérience en analyse technique de l’image pour vraiment être légitime.

 Mais si vous voyez mon travail (en cliquant sur mon portfolio), vous remarquerez que je fais des efforts pour essayer produire des clichés de qualité, ce qui implique que j’attache une grande importance à la prise de vue et à sa technique.

 Ceci fait je voudrais aussi préciser que j’utilise un 14-54 mm (28-108mm en 24X36) avec f:2.8-3.5. Bien lumineux donc. Les images produites sont donc influencées par les caractéristiques de l’objectif utilisé. J’ai l’intention de me prendre un 55-200 (110-400mm en 24×36). Je ferai une maj un peu plus tard.

 Enfin je travaille essentiellement en RAW. Je ne vais donc quasiment pas aborder le traitement que le DSP d’Olympus fait subir aux images. Sur certains points il est très bon, sur d’autres un peu moins bon. De toute façon il y a eu beaucoup de progrès en la matière donc je ne me fais pas d’illusion, l’appareil doit être à la ramasse côté gestion du bruit et optimisation de la dynamique.

 Avec ces quelques pré requis je vais enfin pouvoir commencer mon test.

 Couleurs

 Je vais ici parler des couleurs et de la gestion de la balance des blancs.

 Je suis totalement bluffé par cet appareil au niveau des couleurs reproduites sur les clichés. Je dirait même que les choix de la balance des blancs automatique sont la plupart du temps mieux que la fonction auto de Camera RAW.

 Et surtout elles ne sont pas trop flatteuses, pas trop chaudes comme c’est souvent le cas (Sony et Canon par exemple). Il n’y a pas de suraccentuation. La reproduction est très subtile et je dirai même qu’avec de l’expérience on pourrait reconnaître la « patte Olympus » sur les clichés s’ils étaient mélangés avec des clichés provenant d’autres appareil.

 Le rendu est très photographique. On a à faire à un appareil de caractère.

 Piqué

 Sujet épineux que le piqué dans les photos en général (quel jeu de mot, j’en suis tout retourné !).

 Ici il n’y a pas d’accentuation liée au DSP comme c’est le cas dans les reflex d’entrée de gamme. Le travail doit se faire en post-prod. Les clichés ne sont donc pas exploitables (pas de point-and-shoot) sans travail en aval, ce qui est très bien pour un appareil expert/semi-pro. En revanche si la douceur est une recherche esthétique, les clichés produits seront au top du top.

 C’est ce qui se dégage des vues : la douceur.

 Alors au début j’ai eu un peu peur en me disant que cela venait de l’objectif qui manquait de piqué. Mais après avoir lu plusieurs tests de cet objectif et avoir travaillé la netteté à l’aide de logiciels, je me suis ravisé.

 En tous cas personnellement je préfère travailler sur l’accentuation de la netteté après coup. Car quand je veux une photo douce, je n’ai pas à me prendre la tête. J’avais essayé d’autres appareils et ils produisaient des photos suraccantuées ; le problème c’est que les retouches sont plus destructives quand l’accentuation est déjà trop forte (difficile de revenir en arrière en plus).

 Sensibilité/Bruit

 Voilà ce qui à priori est le point faible du système 4/3. La taille du capteur rend plus difficile la bonne réponse aux hautes sensibilités. Et la gestion du bruit en devient plus ardue. Ce n’est aussi pas pour rien non plus si les objectifs Olympus sont parmi les plus lumineux.

 En ISO 100, 200 et 400 absolument aucun souci.

En ISO 800 les clichés sont tout a fait exploitables avec un travail logiciel (Noise Ninja).

En ISO 1600, je me suis sorti de galères (pour raccourcir les temps d’exposition) mais les clichés sont plus bloc note (pas d’artistique), peuvent à la limite servir pour de la photo de sport.

En ISO 3200, même pas la peine.

 Le E-1 fait moins bien sur ce point que les concurrents (Canon par exemple qui est très bon dans ce domaine), mais il reste tout à fait acceptable. Reste que je prends environ 1500 photos par mois, dans toutes les conditions de lumières et de vitesse, et que je rencontre parfois des difficultés (lors de soirées surtout) pour obtenir des photos de qualité qui ne soient pas floues.

 De plus il me faut surveiller de très près le bruit ce qui demande pas mal de travail après coup. En ISO 800 on perds forcément du piqué dans les images, et c’est dommage car j’utilise pas mal cette sensibilité (j’y suis obligé).

 Reste que Noise Ninja fait des miracles. Epaulé par une bonne gestion de la netteté (à vos souris !) et on s’en sors bien.

 e gros du travail de post prod est donc la gestion du bruit. D’autant qu’en RAW, on est (comme le nom l’indique) en brut, si vous voyez ce que je veux dire.

 Enfin il y a 2 types de bruit en photo numérique : le bruit de chrominance (pixels rouges et bleus la plupart du temps) et bruit de luminance (ce qu’on appelle le grain). Le bruit produit par le capteur du E1 est très photographique. Si si ! Jusqu’à  ISO 1600, c’est essentiellement du bruit de luminance assez agréable à l’œil (j’hésites souvent à le supprimer). A ISO 1600 et 3200 apparaît le bruit de chrominance, du à la surchauffe du capteur pour pousser la sensibilité.

 D’ailleurs sachez que ces 2 derniers modes ne sont accessible qu’en activant la fonction de l’appareil : « extend iso ». Ca veut dire ce que ça veut dire.

 Mise au point

 Comme je l’ai précisé dans les spécifications, la visée est pourvue de 3 collimateurs AF, ce qui est peu.

 Je vous avoue que pour le moment je n’ai pas ressenti de gène. Sauf peut être quand je vais une mise au point continue, cela m’oblige à laisser de côté le cadrage pour suivre mon sujet au centre, dommage.

 Sinon l’AF est efficace, discriminant, pas super rapide mais pour le moment je n’ai pas été pris en défaut. Ayez en revanche en tête qu’on est loin des exigences professionnelles sur ce point.

 Ce qui est génial, c’est que l’objectif est pourvu de la retouche de mise au point. Une mois la mise au point AFF effectuée on peut affiner notre map et ça c’est pas mal du tout (pour la macro par exemple).

 Profondeur de champ

 Je vais maintenant parler de la Pdc, ce la va me permettre de faire un petit apport technique.

 Plus le capteur d’un appareil est petit est plus grande sera la profondeur de champ. Sauf que pour avoir une faible profondeur de champ, c’est l’inverse.

 C’est pour moi le grand intérêt des reflex sur les bridges et compacts : on a un contrôle bien plus important de la profondeur de champ.

 Et comme le capteur du E-1 est le plus petit capteur des reflex, il devrait être handicapé. C’est sans compter sur la qualité de l’objectif qui permet de faire des miracles. En 108 mm (24×36) il ouvre à 3.5, pas mal non ? Je me sers de mon 14-54 pour faire de la macro ou du portrait, et je prends un réel plaisir.

 Dans mon travail je privilégie souvent une faible profondeur de champ (peut être parce que je suis myope) et je suis plus que satisfait par l’E1 dans ce domaine.

 J’avoue ne pas savoir me servir du contrôle de profondeur de champ.

 Mesure d’exposition

 Je crois que la mesure d’exposition est la clé de la photographie. C’est aussi ce qu’il y a de plus difficile à maîtriser.

 Et je me suis rendu compte en essayant plusieurs appareils que l’exposition, c’est vraiment de la « bidouille ».

 Heureusement qu’il y a la compensation d’exposition et le braketing pour faciliter (un peu) le travail.

 Bon, pour la mesure sélective (spot), aucun souci, elle est bien discriminante. Le tout est de bien la maîtriser. Lors d’un contre jour par exemple faire une mesure spot sur le sujet permettra d’éviter qu’il soit sous exposé, mais du coup la lumière va être cramée. Donc il faut faire pas mal de test (ou avoir de l’expérience…) pour bien s’en servir. Enfin je trouve que cette mesure est très efficace et je m’en sers de plus en plus.

 La mesure pondérée centrale fait aussi bien son boulot. Les hautes lumières sont assez rarement brulées, et les basses lumières rarement bouchées.

 La mesure ESP (ou multizone), à n’utiliser que lors de scènes avec un contraste pas trop fort. Autrement, c’est la cata. Au début je n’utilisais que ce mode, mais maintenant j’ai tendance à l’éviter. Donc mauvais point pour cette mesure. Sauf que pour des scènes où le contraste est assez faible, elle fait très bien son boulot.

 Contrairement aux 350D et 400D, l’appareil n’est pas calé en sousex ou surex. Et c’est tant mieux. On décide soi même de surexposer ou sousexposer légèrement.

 D’ailleurs conseil : l’architecture des capteurs fait qu’il y a beaucoup plus d’informations enregistrées dans les hautes lumières que dans les basses lumières. Donc je vous conseille de bien préserver les basses lumière, bref de légèrement surexposer toutes vos photos. C’est ce que l’on appelle « exposer à droite » (en référence à la courbe). C’est un moyen pour conserver le plus possible la dynamique de sa photos et d’éviter du bruit, tout en gardant les informations contenues dans les hautes lumières (on s’arrête juste avant qu’elle ne brûle, puis on les redescend en post prod).

 Je ne connais pas suffisamment les appareils concurrents dans ce domaine pour faire une vraie comparaison. Je crois que Nikon est leader en la matière, et que la mesure sélective du 350D est plutôt exceptionnelle. En tous cas, sans doute à cause de mon manque d’expérience, peut être aussi parce que l’appareil n’est pas parfait dans ce domaine, je galère plus ou moins tous les jours en matière d’exposition. J’ai recours de plus en plus au HDR (fusion de plusieurs expositions) pour obtenir un résultat vraiment satisfaisant.

 Aberrations/distorsion

Je vais être bref ici. Rien à signaler, c’est le grand avantage du format 4/3 (avec l’excellence dans ce domaine des objos Olympus). Je n’ai jamais eu à reprendre ce genre de défaut. En grand angle, biensûr il y a de la distorsion, mais je dirais “heureusement”car je m’en sers.

Je vais clôturer ce chapitre en insistant sur le fait qu’en terme de qualité d’image l’Olympus E-1 est plutôt très bon, qu’il a une réelle identité, ce qui ne l’empêche pas d’avoir des défauts handicapant pour un professionnel (présent ou futur). La dynamique des images produites par l’appareil me semble généreuse (en tous cas plus qu’un Canon 350D/400D et 20D/30D) et la possibilité de pouvoir prendre 5 clichés en braketing en vue d’un traitement HDR est tout à fait intéressante. Dans quasiment tous les cas il va falloir mettre les mains dans le cambouis et ceux qui aiment ça vont se régaler, les autres passez votre chemin (n’empêche que c’est comme ça qu’on apprend le plus ! A bas la facilité !).

 L’idéal pour vous faire une meilleure opinion et de parcourir le web à la recherche de galeries. Il y en a pas mal dédiées à cet appareil et le tag « E-1 » est couramment utilisé sur Flickr ou deviantArt. Enfin allez jeter un œil sur ma galerie.

 

 

Flickr, DeviantArt, et les autres…

In Brèves on octobre 23, 2006 at 10:03

Bonsoir,

Juste un petit billet pour vous parler de ces deux là.

FlickrDeviantArt

Comme vous l’aurez remarqué je suis un fan total de photographie. Ainsi j’ai avalé le net pour y recracher les hébergeurs d’image. Beaucoup ont été digérés vite fait bien fait (Fotki, Picassa web album par exemple). Et deux sont clairement sortis du lot.

Et comme ils sont assez différents, je vous conseillerais de vous intéresser aux deux ! Il se complètent et sont excellents dans ce qu’ils ont à offrir. Leur grande force est l’aspect communautaire et social créé par un maillage de membres et de groupes bien dense.

Mais voici un bref descriptif des singularités de ces deux sites Internet :

- Flickr : très propre, très sérieux, très fonctionnel, des galeries d’une qualité époustouflante, un nombre incroyable d’applications officielles et tierces développées pour l’occasion

- DeviantArt : déviant, un peu trash, pluridisciplinaire (les arts en général et pas seulement la photographie), beau, il est très facile de se faire des contacts, il y a beaucoup d’échanges entre contacts, une communauté française un peu plus active, il y a beaucoup de nus, plus jeune, pas mal de galeries de très bonne qualité.

J’oublie très certainement des particularités mais je préfère que vous vous fassiez votre avis.

En tous cas je vous conseille vivement de vous enregistrer (gratuit) sur les 2, ça vaut vraiment le coup si vous souhaitez avoir un espace de stockage de vos photos et que vous voulez un avis.

Une dernière chose : des versions pro des comptes de ces 2 sites sont à 25€ chacuns par an, ce n’est vraiment pas cher pour ce que ça apporte. J’ai pris un compte pro chez Flickr au mois de juin, mon premier “engagement monétaire” sur Internet.

Et je suis comblé.

A bientôt pour la suite du test de l’Olympus E-1 (dur de donner un bon avis sur la qualité des images !) et sur les logiciels de la photographie (je préfère prendre mon temps et faire ça bien).

Seeya !

Prise en main du E-1

In Test du E-1 on octobre 19, 2006 at 10:26

Le boîtier est assez gros, c’est déjà une chose. Il n’est pas tout léger, voilà une deuxième chose. Et ce sont 2 qualités. Il tient bien dans les mains et il est suffisamment lourd pour éviter les bougés désopilants.

C’est un des gros défaut des boîtier entrée/milieu de gamme, jusqu’au D200 (exclu biensur). Ils font plastoc (surtout chez Canon). Ils sont trop légers, difficile de rester stable donc.

Moi j’ai de grandes mains fermes et la taille de l’appareil me convient parfaitement.

Comme je l’ai indiqué dans les spécifications, la première chose qui frappe c’est la qualité de fabrication de cet appareil. Il est conçu comme un tank.

Il suffit de jeter un œil aux trappes de carte mémoire et de batterie pour s’en convaincre : source dpreview



Tout me semble bien solide sur cet appareil.

A l’avant vous avez un testeur de profondeur de champ situé entre la poignée et l’objectif, vers le bas. De l’autre côté le sélecteur (solide !) de mise au point manuelle/continue/spot. Et biensûr la monture (propriétaire Olympus digital, on ne peut pas mettre les anciens objectifs !), et les divers capteurs et récepteurs.

Sur le dessus vous avez le déclencheur très agréable à utiliser (pas de bougé en appuyant), une molette de sélection PSAM (et c’est tout !), avec le commutateur on/of. Une molette de réglage qui vient se placer entre la molette PSAM et le déclencheur (elle tombe sous le doigt). Puis divers boutons : sélecteur flash, mode d’enregistrement, iso, light, correction d’exposition, verrouillage exposition, choix du collimateur de mise au point, activation du braketing, du mode de prise de vue (rafale, retardement etc.) ainsi que le sélecteur de mesure d’exposition. Enfin un mini écran ACL qui affiche à peu près toues les informations nécessaires. Sachez que pour effectuer les réglages inhérents aux différents boutons cités, il suffit de maintenir le bouton enfoncé et de se servir de la molette pour faire défiler les différentes options sur l’écran ACL. La griffe porte flash se situe juste dessus l’oculaire de visée.

Bref vous l’aurez compris un must d’ergonomie.

Je n’ai pas fini il me reste la façade arrière. Autre bonne surprise une molette supplémentaire est présente. En mode manuel par exemple la molette du dessus va servir à la vitesse et celle de derrière à l’ouverture. Hyper pratique. Cette molette sert aussi à zoomer sur les images en mode lecture et à faire défiler les différentes informations aussi en mode lecture. Sont présents un bouton de lecture des images, info, verrouillage (protection image), corbeille, ok (pour valider les choix du menu) et un « paddle » haut/bas/gauche/droite pour se balader dans les menus. L’oculaire de visée est rond (et non pas rectangulaire ou carré comme chez la concurrence), ne me demandez pas si ça sert à quelque chose. Il y a un obturateur d’oculaire qui permet d’éviter le passage de rayons lumineux lors de pose longues. Est aussi présent l’indispensable correcteur dioptrique, pour le bigleux que je suis. J’ai déjà parlé de l’écran LCD dans les spécifications, il est protégé par une plaque en plastique amovible. Il n’est pas trop petit, pas vraiment au standard actuel. Moi ça me suffit (cela ne me suffirait pas du tout sur un compact).

Enfin la trappe carte mémoire du côté de la poignée et la trappe connectiques de l’autre.

Voilà j’ai fais le tour des boutons. D’ailleurs il y en a pas mal, et 2 molettes. Je trouve cela bien plus ergonomique que de passer par d’innombrables menus (exemple le vilain canard EOS 350D).

Je ne détaillerai pas sur les menus (je vous épargne ça), ils sont très simples, clairs, et pas trop nombreux grâce au grand nombre de boutons présents sur l’appareil. Je ne détaillerai pas non plus le mode lecture, je ne m’en sert que pour vérifier l’exposition à l’aide de mes mirettes et du diagramme.

Côté prise en main l’E-1 fait presque dans le sans faute. Il est robuste, bien étudié, parfaitement ergonomique, bref au poil. Seul petit désagrément, si son poids est un atout pour gagner en stabilité il a tendance à fatiguer les mains, les poignets et les bras à la longue. Je prends plus de 1500 photos par mois et je vous je suis en train de prendre des biceps !

Les spécifications de l’Olympus E-1

In Test du E-1 on octobre 19, 2006 at 2:11

Pas d’exhaustivité ici, reportez vous à cette page : ici

Il s’agît donc un reflex numérique de 660g (boitier nu) avec un capteur Kodak de 5 millions de pixels effectifs sur une surface 4/3 de 18X13,5mm.

Pour une comparaison avec l’APS-C des concurrents regardez cette image


Je ne vais pas revenir sur la polémique du 4/3, vous avez un dossier pour ça.

Ce qu’il est essentiel de savoir maintenant, c’est la dynamique du capteur, cad. la taille du spectre lumineux enregistrable (important pour préserver les basses et hautes lumières). Sachez que plus le nombre de pixels augmente sur un capteur, plus la taille des photosites (unités de cellules photosensibles) va diminuer, moins la dynamique sera grande.

Bref le E-1 est donc en terme de dynamique plus intéressant que ses successeurs les E-300, E-330 et E-500 à 8Mpixels.

Revenons donc à la dynamique. Elle va se mesurer grâce au pas du pixel (en um). Plus le chiffre est grand et plus grande sera la dynamique du capteur. J’indique aussi l’étendue dynamique en IL. Ce qui semble « illogique » côté chiffre est simplement du aux différentes technologies de capteurs.

Olympus E-1 : 6,7um et 3IL

Les concurrents :

Canon 350D : 6,4um et 4IL

Nikon D200 : 6,15um et 4IL

Fufi S3 Pro : 7,6um et 4L


Matos Pro

Canon 5D : 8,2um et 4IL

Canon 1Ds Mark II : 7,2um et 4,2IL

Ces chiffres révèlent l’ancienneté du E-1 côté optimisation du signal généré par le capteur (3IL) mais vous voyez bien que la dynamique intrinsèque du capteur s’en tire très bien et dépasse même les Canon 350D (sans doute le 400D aussi) et Nikon D200. Le Fuji reste à part grâce à l’exceptionnelle qualité de ses capteurs (et encore le S3 est vieux, on attend le S5).

Ensuite côté sensibilité comptez de 100 ISO à 800 ISO exploitables et on peut pousser à 1600 et 3200 ISO pour les cas extrême qui n’exigent pas une qualité d’image parfaite (sport ?).

Au niveau formats d’enregistrement on a tout sauf du DNG (faut pas pousser). Donc du jpeg à faible taux de compression, « normal » à fort taux de compression, du TIFF, du RAW Olympus (ORF) avec la possibilité d’enregistrer. En JPEG+RAW. Bref rien à dire, que du bon. Je parlerai plus tard de l’importance de travailler en RAW avec cet appareil.

Choix d’espace colorimétrique : sRGB (le plus répandu) et Adobe 1998 (pour travailler sur toshop notamment, plus grande étendue colorimétrique) j’auraisbien aimé un Pro Photo RVB.

Mise au point sur 3 collimateurs alors que la concurrence en a beaucoup plus : 7 pour le 350D, 11 pour le D200. On verra sur le terrain ce que ça peut changer.

Mesure de lumière spot, pondérée au centre et ESP. Rien d’extraordinaire, on verra si ça fonctionne bien ou pas.

Cadence d’enregistrement : 3 vues par seconde avec un buffer de 12 vues quelque soit le mode d’enregistrement. Expert mais pas professionnel. Aujourd’hui on a dans le grand public du jpeg illimité, ça peut être un atout, peut être pas.

Braketting sur 3 ou 5 images avec incrémentations de 1/3, ½, 0.7 ou 1 EV steps.

Compensation d’exposition à + ou – 5EV par incréments de 1/3, ½ ou 1 EV.

Vitesse d’obturation de bulb, 60s à 1/4000. Pas mal rapide, garanti pour 150 000 déclenchements.

Balance des blancs par mesure (programmable), choix de température ou auto. Braketing balance possible.

2 systèmes de réduction du bruit : le standard inutile vu les progrès effectués, l’autre pour les longues pauses indispensable.

Oculaire de visée pentaprisme avec couverture à 100 %, ça c’est génial et très cher à fabriquer avec un taux de grossisement de x0,96. Sur ces 2 points le boitier est clairement orienté pro. Pas d’équivalant en entrée et milieu de gamme, on est dans le super qualitatif.

Pas de flash intégré, orientation pro à l’origine, mais TTL auto et TTL auto FP. Je ne peux pas trop vous aider dans ce domaine, je suis novice. Mais j’ai cru comprendre qu’il y a eu depuis beaucoup de progrès. Olympus semble avoir été précurseur dans ce domaine mais il n’a pas réussi à capitaliser ses acquis ! Pour les curieux je vous laisse fouiner.

Ecran 1,8 pouces 134 000 pixels. Pas terrible mais à mon avis suffisant pour un reflex vu qu’il y a les histogrammes et que la visée ne se fait pas par l’écran.

Système de dépoussiérage par ultra sons tip top.

Connexion par usb2 et firewire, c’est suffisamment rare pour le souligner. Port CF logique.

Je termine par la cerise sur le gâteau : le boitier est confectionné en alliage de magnésium est entièrement tropicalisé, bref splash-proof et dust-proof (et non pas water-proof). Même les objectifs vendus le sont. Pas d’équivalent en entrée et milieu de gamme sauf très récemment le Pentax K10D.

Le boitier est sorti seul à 1700 $ fin 2003 aux US, plus cher en Europe début 2004.

Test de l’Olympus E-1 – Introduction

In Test du E-1 on octobre 19, 2006 at 2:03

 

Pourquoi un test maintenant d’un appareil sorti fin 2003 ? Vous comprendrez pourquoi en lisant ce qui va suivre.

Pour commencer simplement, cet appareil est destiné aujourd’hui à des photographes « experts » et semi-professionnels, et dans une moindre mesure au grand public qui veut s’initier à la photographie dans le but d’atteindre le niveau « expert ».

L’intéret de cet appareil et qu’il se trouve (difficilement il est vrai) a des prix vraiment intéressants.

A titre d’exemple je l’ai eu neuf à la FNAC pour 650 euros avec une CF512mo, l’objectif ZD 14-54 (28-108mm) f2,8-3,5, le pare soleil, 2 chargeurs, 1 batterie, et tous les cables. Pas mal non ?

Pour quoi pas professionnel ?

- 5 Mp qui est suffisant pour les autre catégories (hormis pour les gros recadrages), ne permet pas de tirer ses photos au-delà du A3.

- L’autofocus ne comprends que 3 collimateurs et n’est pas aussi rapide que ce qu’en attends un professionnel.

- Il ne dispose pas des dernières avancées côté gestion du flash.

Et je dirais mis à part quelques petites choses que c’est tout.

Partant sur ces bases je vais maintenant pouvoir commencer mon test, qui va s’appuyer sur certaines données présentes sur dpreview.

Olympus a amené pas mal d’innovations dans le monde de la photo numérique. Celle qui laisse le plus sont empreinte à l’heure actuelle est le système anti poussière à ultrasons sur le capteur. Cette année a vu la mise au pli de la majorité des concurrents (Sony, Pentax, Canon).

Ce qui fait la particularité des reflex numériques Olympus, c’est qu’ils ont adopté un capteur à la norme 4/3, qui a ses bons et ses mauvais côtés. Le E-1 a été le premier a être équipé d’un tel capteur (Kodak).

Lors de ce test, pour le moins subjectif, je vais aborder les caractéristiques, la prise en main, les fonctionnalités, la qualité d’image et le plus important les sensations procurées sur le terrain.

 

Sachez enfin que le but de ce test n’est pas d’encenser cet appareil mais de mettre en avant ses qualités et défauts et surtout de mettre le doigt sur l’absurdité de cette course à la nouveauté. Biensûr ma prise de position ne sera pas du goût de tout le monde. Il y a toujours une fonctionnalité nouvelle sur les reflex, qui se montre indispensable. Mais je crois qu’il faut laisser le temps aux appareils de mûrir (exemple le Canon 300D/350D/400D).

Vu sur www.davidtouvet.com

In Non classé on octobre 16, 2006 at 2:09

Un blog tout a fait intéressant que celui de David Touvet.

Voici une vidéo totalement bluffante.

Mesdames, mesdemoiselles, vous allez pouvoir enfin décomplexer :

Mac et Leica

In Non classé on octobre 15, 2006 at 11:36

Finalement plus tôt que prévu je vous fait par de mes (maigres) réflexions.

Quel est le point commun entre Mac Et Leica ?

L’élitisme.

Au sens positif et négatif.

Le positif : le qualitatif est sensé être toujours tiré vers le haut, on les attends au tourant.

Le négatif
Ces deux “marques” ont une très forte identité. Si bien que lorsque l’on possède un objet de l’une de ces deux marques, on se sent appartenir à un vrai groupe.

Et ça, ça se paye au prix fort.

Moi ce qui me gène, écartant les évidentes qualités des produits proposés par ces deux marques, c’est cette espèce de tradition élitiste, entretenue par je ne sais quelle force mystique.

J’ai vraiment l’impression qu’un profesionnel de la photographie se doit de posséder un Mac et que le graal est un Leica M. Je me trompe ? Pas si sûr.

Je n’ai pas effectué de recherche mais il est évident que les Mac se sont imposés à un moment donné dans l’univers professionnel de l’image et du son, et qu’ils restent ancrés “par tradition”.

Une anecdote à ce sujet je connais quelqu’un, que je ne citerai pas ici, qui travaille dans le millieu du Cinéma. Il possède un emac et un power book pro. Et ? Visiblement il ne sais pas du tout s’en servir pour autre chose que du traitement de texte (j’exagère à peine).

Alors voilà pourquoi ce monsieur a-t-il non pas un mais 2 macintosh ? Parce que ça le fait, parce que dans le métier c’est sur des mac qu’on travaille.

D’ailleurs je vous invite à essayer de déterminer sur quels ordinateurs bossent les personnages de la plupart des films de ce monde. Vous verrez…sur mac.

Personnellement, ça me dégoûte. Et pourtant je n’ai rien du tout contre cette firme (à part pour l’Ipod biensur…).

Je préfère mille fois un photographe acharné qui va bosser comme un dingue sur un vieux PC sous windows 2000 que le gros naze qui ne saura même pas se servir de son mac (mais qui en aura un lui !).
Et Leica ?

4200 € pour le M8.

Lu dans le Chasseur d’Images de ce mois p8 : “Le tarif du M8 pourra presque paraître raisonnable avec “seulement” 4200 Enu. Compte tenu de la finition exemplaire et de la qualité de la réalisation, c’est un prix – certes dans la tradition Leica – mais qui n’a rien de choquant.”

Rien de choquant ?

Henri Cartier Bresson vantait les mérites de ces Leica M entre autre pour leur compacité à l’époque et leur discretion. Les arguments se tiennent tout à fait quand on ne veux pas agresser ses sujets.

Leica se permet alors, puisqu’il s’appelle Leica, de ne pas prendre en compte les avancées technologiques de ces cent dernières années, notamment et surtout en terme d’ergonomie et de compacité. Le M8 est gros et moche. Mais c’est un Leica, hote à moi je viens d’en dire du mal. Pourtant je n’en pense pas tant de mal que ça.

MAJ : oui je sais ce post est totalement impulsif et pas contrôlé. J’ai clairement exagéré en écrivant “de ces cent dernières années”. Leica a toujours été porteur. Je trouve que ce n’est plus le cas, qu’il s’est retranché dans sa notoriété. 

Ce qui me révolte c’est cette bande de bourgeois qui utilise Leica comme élément de distinction sociale. Tant pis si c’est gros. De toute façon c’est beau car c’est du Leica. Et voilà pour les 4200 €. Voilà la justification élitiste : c’est la crème des appareil photo ! HBC ne jurai que par Leica ! J’ai tort ? Dites moi.

En attendant je suis plutôt circonspect par les caractéristiques “digitales” du M8. On n’est pas du tout sur le haut du pavé. Et pour le prix on ne devrait pas pouvoir trouver de défaut.

Sigma, à mon sens, va taper un très grand coup en sortant son DP1.

DPreview
On l’attend aux alentours de 1000 €. Soit 3200 € de moins. Entièrement justifiés ? Oui mécaniquement parlant, mais pour ce qui est des photos je mettrai mon bras à couper qu’on ne verra pas vraiment la différence. C’est l’affaire du photographe et là on a deux appareils qui ne produiront sans doute pas des images si différentes que ça.

Oui une société est constituée de gens de toutes origines. Oui il y a des riches, oui il y a des pauvres. Je peux sembler naïf voire jaloux de m’insurger contre cet état de fait. Mais je m’exprime sur ce point car je trouve qu’il y a clairement des abus, que nous sommes manipulés par les industriels et par nos propres préjugés sociaux.

Quand on voit la qualité de clichés que l’on trouve par exemple sur Flickr pourtant pris avec de minables photoscopes, on se rends d’autant plus compte de la bêtise. Et ne me donnez pas l’argument du format A3 ou + !

Enfin voilà j’ai pour habitude d’utiliser jusqu’à la moëlle ce qui me tombe entre les mains et je ne supporte pas que l’on puisse vendre et utiliser des produits dans le but inavoué ou avoué (entre autres je l’admet) de marquer sont apartenance sociale.

DOSSIER : Les logiciels pour photographes

In Dossier Logiciels on octobre 15, 2006 at 10:29

Introduction

 

Je vais être clair : ce dossier va s’adresser avant tout aux photographes amateurs et professionnels, pas au « grand public ».

A titre d’exemple je vais parler de Photoshop CS2 et non de Photoshop Elements qui est trop limité, en tous cas concernant certaines fonctionnalités essentielles.

Ce dossier aura pour vocation de présenter un bon nombre de logiciels pour photographes à travers le (penta)prisme de ma propre expérience. Subjectif donc. Mais je ne pense pas être un extra terrestre et la plupart de mes attentes doivent coïncider avec celles de bon nombre de photographes.

Je commencerai le dossier par le plus gros morceau : Photoshop CS2.

Voici une liste (en désordre) des autres logiciels qui figurerons dans ce dossier. Je risque d’en rajouter sans doute. En tous cas si un logiciel n’y figure pas, c’est que soit il est passé au rebus, soit que je n’ai pas encore suffisamment d’éléments pour l’intégrer au dossier.

- Lightzone

- Ulead Photo Impact

- Capture One Pro

- Corel Paint Shop Pro XI

- Artizen HDR

- Helicon Filter

- Raw Shooter Premium

- Picture Window Pro 4.0

- Olympus Studio

- DXO Optics 4

- Adobe Lightroom

- Bibble Pro

- UFRaw

- Raw Drop

- Nikon Capture NX

- Canon Digital Photo Professional

- Photomatix Pro

- Etc

Comme vous le remarquerez, il y a un certain nombre de logiciels destinés essentiellement au format RAW. Ces logiciels sont la plupart du temps très puissant pour de la retouche photo (sur toute l’image surtout).

Je m’intéresserai aussi tout particulièrement à la fusion HDR et au « tone mapping ». Un sujet passionnant.

Je tiens à m’excuser par avance. Je ne possède pas de Mac (pour le moment), donc je ne traiterai pas des logiciels spécifiques à l’univers de la pomme comme Aperture par exemple. Sachez tout de même que les ordinateurs Macintosh sont au moins aussi bien adaptés au travail des photographes. Je ne m’étendrai pas sur le sujet (ce sera l’affaire d’un post à venir).

A très bientôt donc pour le premier volet de ce dossier.

Bientôt sur Pentaprisme

In Non classé on octobre 11, 2006 at 6:37

Bonjour tout le monde. En ce moment mes journées sont bien remplies.

Mais je vous prépare un gros dossier sur une sélection d’une dizaine de logiciels (voire plus)  concernant la photo (retouche ou autre).

Ce dossier sera présenté sur plusieurs volets. Autant de volets que de logiciels. Je ne ferai pas de présentation de type “commerciale”, comme c’est un peu trop souvent le cas à mons goût, mais bel est bien des rapports d’après expérience.

Commencez par comprendre que chaque logiciel à un truc à lui d’intéressant que ça vaudra le coup pour vous de jeter un oeil sur autre chose que ce qui vous intéresse de prime abord.

A très bientôt donc.

Gabriel.

Paradoxe commercial

In Non classé on octobre 4, 2006 at 10:22

Juste un tout petit post pour cracher mon venin.

Kodak, Olympus, Panasonic et Fuji se sont associé autour du projet Four Third, format de capteur présent dans les reflex olympus et panasonic.

Un des arguments avancé sur l’intérêt d’un tel système et que le choix du format 4/3 est le meilleur format pour visionnage.

Sauf que notre pote Panasonic, qui a récemment sorti un intéressant reflec L-1 au format 4/3, se met à jouer sur un autre terrain celui du 16/9, HDTV avec ses compacts Lumix LX1 et 2.

Personnellement je suis plus pour le format 16/9 en terme de visionnage et je comprends tout à fait l’importance du format 4/3 vis à vis des optiques.

Mais on arrive aujourd’hui à une dichotomie au sein même des acteurs qui soutiennent le format 4/3. Incompréhensible. D’un côté on nous dit que le 16/9 c’est l’avenir et on nous bombarde d’appareil photos “HD ready” et d’un autre on se bat pour nous prouver l’intérêt d’un système 4/3 sur le plan optique.

Je pense que l’industrie photographique a encore beaucoup de progrets à faire techniquement et comercialement…